Infirmière puéricultrice

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Le métier d’infirmière puéricultrice

L’infirmière puéricultrice est une infirmière qui s’est spécialisée dans le domaine de la petite enfance qui est amenée à :

  • “Dispenser des soins auprès des enfants pour maintenir, restaurer et promouvoir la santé, le développement, l'éveil, l'autonomie et la socialisation.
  • Évaluer l'état de santé d'un enfant, définir des projets de soins personnalisés, planifier et prodiguer des soins, mettre en œuvre des traitements”. 

Définition du Répertoire des Métiers de la santé

Il s’agit donc d’un professionnel de santé (féminin dans 98% des cas) intégré à l’équipe médicale.

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Les missions de l’infirmière puéricultrice

Les missions de l’infirmière puéricultrice sont variées et correspondent aux deux rôles (préventif et curatif) que nous venons d’aborder :

  • Actes médicaux techniques, sur prescription médicale : prise de sang, injection ou perfusion, pose de sonde, pansements etc. Il s’agit d’actes infirmiers réalisés sur les enfants, voire les prématurés, ce qui nécessite donc une grande maîtrise de ces gestes techniques.
  • Evaluation de l’état de santé : de l’examen médical du nouveau né à la consultation de routine d’enfants plus âgés ou lors d’une admission aux urgences, l’infirmière puéricultrice est apte à poser un premier diagnostic.
  • Evaluation du développement physique comme psychologique de l’enfant : il s’agit alors juger du bon développement des patients de manière autonome. Pour cela, l’infirmière puéricultrice procède au recueil de données concrètes (poids, taille etc) mais fait également appel à des éléments d’observations plus fins notamment dans la primo détection de troubles du comportement par exemple.
  • Relation avec les familles : elle est l’interlocutrice privilégiée des parents (et des enfants en âge de recevoir des réponses) dans le cadre d’une hospitalisation comme d’une consultation en PMI. Elle leur communique donc les informations nécessaires à la bonne compréhension de l’état de santé actuel et à venir du jeune patient.
  • Prévention et information : il s’agit ici de prévenir les risques et d’enseigner aux parents les bons gestes pour prendre soin de leur enfant, que ce soit pendant le séjour en maternité ou plus tardivement dans la vie de l’enfant.
  • Suivi à domicile : l’infirmière puéricultrice effectue la continuité des soins ou de la surveillance au domicile de l’enfant à la suite d’une hospitalisation ou d’un signalement de l’Aide sociale à l’enfance.
  • Chef d’équipe : elle coordonne l’équipe des Auxiliaires de puériculture à qui elle transmet ses directives. Elle est également amenée à travailler en collaboration avec les sages-femmes, les pédiatres, les éducateurs de jeunes enfants et les aides-éducateurs ainsi qu’avec les travailleurs sociaux. 

Les conditions de travail de l’infirmière puéricultrice

L’infirmière puéricultrice peut exercer dans des structures variées :

  • En milieu hospitalier, elle peut être affectée aussi bien en service de pédiatrie, en chirurgie infantile, en réanimation néonatale comme en maternité. Elle s’occupe donc de bébés prématurés comme d’enfants plus âgés.
  • En PMI (centre de protection maternelle et infantile), elle a davantage un rôle préventif et éducatif que curatif et fait le lien entre les familles et les services d’aide sociale à l’enfance mais également avec les services hospitaliers dans le cadre d’un retour à domicile par exemple.
  • En crèche, elle effectue le même rôle préventif mais s’occupe également directement des jeunes enfants sur le terrain.
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Quelles sont les qualités requises pour être infirmière puéricultrice ?

Métier passion par excellence, être puéricultrice demande un certains nombre de qualités :

  • Les qualités humaines : patience, écoute, calme et empathie sont les qualités que l’on retrouve chez les soignants en général, et chez ce professionnel de la santé de l’enfant en particulier. L’enfant hospitalisé doit être rassuré, écouté et compris pour que les soins se passent au mieux.
  • Sens de l’organisation : aucun des actes de l’infirmière puéricultrice n’est anodin et un oubli ou une erreur sont lourds de conséquences. Vous devrez être organisée, méthodique et sérieuse dans votre travail au quotidien comme dans les situations d’urgence.
  • Maîtrise des fondamentaux : vous devrez maîtriser parfaitement les gestes médicaux techniques pour les exécuter sur des bébés de quelques centaines de grammes ou sur des enfants qui bougent lorsque vous tentez de les perfuser par exemple. 
  • Maîtrise de soi : difficile de voir souffrir ou mourir un enfant, difficile de ne pas exprimer son ressentiment face à des parents négligents ou maltraitants. Pourtant, il vous faudra rester impartiale en toutes circonstances et gérer vos propres émotions pour ne pas amplifier celles du jeune patient de de ses proches. 
  • Même si vous n’aimez pas cela, vous allez vite apprendre à chanter des comptines et faire le clown pour redonner le sourire à vos petits protégés ! Une bonne dose de bonne humeur sera votre allié au quotidien.

Vous avez envie de faire le point sur vos qualités ? De nombreux sites proposent des test de personnalité, vous pouvez accéder gratuitement à ceux de L’Etudiant en suivant ce lien

Quel est le salaire d’une infirmière puéricultrice ?

En début de carrière, une infirmière puéricultrice est rémunérée à hauteur de 1977€ brut en milieu hospitalier, hors primes (week-end et jours fériés, nuits, treizième mois). Ce salaire peut atteindre 3083€ brut en fin de carrière. Dans le secteur privé et hors milieu hospitalier, la rémunération d’une puéricultrice est assez équivalente, avec des variations possibles.

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Comment devenir infirmière puéricultrice ?

Vous devez tout d’abord réussir le concours infirmier et obtenir, après 3 années d’études en Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) votre Diplôme d’Etat d’infirmier.

Vous pourrez ensuite vous présenter au concours IDPE auprès d’une des 33 écoles de puériculture de France. 

Le concours consiste en deux épreuves écrites d’admissibilité de 1h30 chacunes : 

  • La première épreuve comporte 50 questions (40 sous forme de QCM et 10 sous forme de QROC) dont l’objectif est de tester vos connaissances concernant la physiologie, la pharmacologie, l’obstétrique, le métier infirmier et l’organisation de la Santé en France.
  • La deuxième se présente sous forme de test psychotechniques.

L’épreuve orale d’admission consiste en un exposé de 10 min (avec préparation de 20 min) sur un cas concret, puis d’un entretien de motivation de 10 min avec le jury.

Après une année de formation on obtient de DE de puériculture, reconnu à Bac+4.

Les évolutions de carrière de l’infirmière puéricultrice

 Une fois votre IPDE obtenu, vous pouvez envisager différentes voies si vous souhaitez voir évoluer vos missions : 

  • Après 3 ans d’expérience, vous pourrez devenir Infirmier en pratique avancée en passant le DEIPA, reconnu à niveau Bac+5.
  • Après 4 ans d’expérience en milieu hospitalier, vous pourrez passer le concours de cadre de santé.
  • Devenir formatrice en école de puériculture ou auprès des assistantes maternelles. 
  • Après 5 ans d’expérience, vous pourrez prendre la direction d’une structure d’accueil de jeunes enfants (crèche par exemple) ou occuper un poste de coordinatrice des actions municipales dans ce même domaine.
  • Vous bénéficiez également d’une passerelle vers les études de Sage-femme et ainsi entrer directement en deuxième ou troisième année d’école de sage-femmes, sous conditions. 

Cet article vous a donné envie de devenir infirmière puéricultrice ? Vous l’aurez compris, tout passe en premier lieu par la réussite du concours d’entrée en IFSI. Rendez-vous sur PrepAcademy !