cours

Le concours

Avant d’intégrer une école de formation, les postulants doivent passer un concours d’admission.

1) L’organisation du concours

Chaque école organise son processus d’admission basé sur son propre règlement. Les épreuves peuvent donc différer d’une école à l’autre. Ainsi, certaines écoles organisent des épreuves écrites d’admission en plus de l’épreuve orale.

Ce règlement détermine les modalités d’inscription, la teneur et le déroulement des épreuves et définit les critères permettant de départager les candidats ayant obtenu la même note à l’épreuve d’admission. En effet, les notes de l’épreuve écrite d’admissibilité et de l’épreuve orale d’admission ne sont pas compensables pour ne pas pénaliser les candidats dispensés de l’épreuve écrite.

Il est donc capital pour les candidats de prendre connaissance du règlement des écoles de formation pour lesquels ils postulent et passent le concours d’entrée.

Le concours permet aux écoles de :

  • vérifier que le candidat a l’aptitude et l’appétence pour la profession ;
  • repérer d’éventuelles incompatibilités du candidat avec l’exercice professionnel ainsi que son potentiel d’évolution personnelle et professionnelle ;
  • s’assurer de l’aptitude du candidat à s’inscrire dans le projet pédagogique de l’établissement de formation.

Chaque établissement a un calendrier propre. Il convient donc de se renseigner au préalable sur la date limite des inscriptions pour chaque école. Cette date s’impose à tous les candidats sans exception. Il en est de même pour le nombre de places disponibles ainsi que le nombre de celles ouvertes en formation initiale (places financées par le conseil régional).

Chaque établissement met en place une commission d’admission composée du directeur de l’établissement de formation ou de son représentant, du responsable de la formation et d’un professionnel titulaire du diplôme auquel prépare la formation. Cette commission définit la liste des candidats admis. Le directeur de l’établissement notifie à chaque candidat la décision de la commission.

Les candidats admis à suivre la formation déposent un dossier auprès de l’établissement de formation. Le dossier du candidat doit comporter :

  • une lettre détaillant son projet de formation professionnelle ;
  • les photocopies de tous les diplômes et de tous les documents justifiant que le candidat remplit les conditions d’accès à la formation, celles-ci pouvant être appréciées à la date d’entrée en formation ;
  • l’indication du statut du candidat (formation initiale ou formation continue) et les pièces le justifiant éventuellement (attestation de l’employeur, décision d’acceptation d’un congé individuel de formation, etc.).

Le règlement d’admission de l’établissement de formation précise les modalités des épreuves ainsi que la durée de validité de la sélection. Il est communiqué au candidat conformément à l’article R. 451-2 du Code de l’action sociale et des familles.

2) L’épreuve écrite d’admissibilité

Les candidats à la formation titulaires d’un baccalauréat ou d’un diplôme européen ou étranger réglementairement admis en dispense du baccalauréat ou d’un diplôme reconnu équivalent sont dispensés de l’épreuve écrite d’admissibilité.

Les épreuves écrites du concours sont destinées à évaluer votre culture générale, notamment sur des sujets d’actualité socio-économique, du secteur social et médico-social où vous vous destinez à travailler.

Le jury évalue également votre capacité à vous intéresser au monde dans lequel vous vivez, à observer, réfléchir, analyser, vous engager. Il cherche aussi à sonder votre curiosité pour autrui et la société en générale, votre niveau d’empathie, votre créativité et votre adaptabilité.

Au-delà de la culture générale, les épreuves écrites permettent aussi d’évaluer :

  • votre niveau de langue et de vocabulaire ;
  • vos capacités à :
    • comprendre un texte,
    • rédiger de façon fluide, sans fautes d’orthographe ni de syntaxe,
    • à structurer votre pensée et construire un plan cohérent,
    • à argumenter et illustrer vos propos.
    • à gérer le temps et le stress lié aux épreuves à durée limitée.

Les écoles proposent différentes épreuves écrites d’admissibilité qui durent entre 2 et 3 heures.

  • Le résumé ou la synthèse commenté (plus rarement, la synthèse de documents).
  • L’épreuve de français : compréhension de texte, maîtrise de la langue, dissertation.
  • L’exposé rédigé.
  • Les questions à choix multiples (QCM).
  • Les questions à réponses ouvertes et courtes (QROC).
  • L’épreuve de créativité.
Rappel

Conseils pour bien se préparer :

  • Préparez vous le plus tôt possible : entre 6 mois et 1 an, avant le concours, selon le temps dont vous disposez.
  • Lisez, lisez, lisez : la presse nationale, générale et spécialisée du secteur psycho-social.
  • Regardez des films, des documentaires ou des fictions qui portent sur un sujet social ou d’actualité (l’Aide sociale à l’enfance, adolescence, etc.), écoutez des Podcast (France-culture, France Inter, Arte, etc.).
  • Réalisez des revues de presse, générales et à thèmes (le logement, le handicap, etc.).
  • Faites des fiches : combinez fiches de lecture et fiches de cours.
  • Tenez un carnet de bord : observez, écoutez, notez, questionnez-vous...
  • Variez les exercices, afin d’éviter de vous ennuyer. Transformez autant que possible
  • cette préparation en jeu, en défi personnel. Se cultiver peut être très ludique et agréable !
  • Reportez-vous à nos chapitres « Réalisez un carnet de bord » ; « Créez des fiches » et « Créez une revue de presse ».
  • Nous vous proposons, en fin d’ouvrage,une liste de livres, de films, de sites à consulter.

3) L’épreuve orale d’admission

L’épreuve orale d’admission permet à l’établissement de formation d’apprécier l’aptitude et la motivation des candidats à l’exercice de la profession compte tenu des publics pris en charge et du contexte de l’intervention ainsi que son adhésion au projet pédagogique de l’établissement.

Dernières étapes d’admission pour entrer en formation, les épreuves orales sont incontournables. Selon les écoles, il s’agit d’un entretien individuel et/ou d’une épreuve collective.

a) L’entretien individuel

Les entretiens individuels varient d’une école à l’autre. Ils se déroulent en face à face avec un ou plusieurs membres du jury : un psychologue, des éducateurs, professionnels du secteur social, des formateurs de l’établissement. Ce jury cherche à vous connaître afin d’évaluer votre aptitude au métier de moniteur-éducateur. Restez autant que possible détendu et naturel, cet entretien est un échange non un tribunal chargé de vous juger !

Le psychologue s’intéresse à vos motivations. Il évalue votre maturité, vos qualités relationnelles, votre capacité à vous maîtriser et contrôler vos émotions. Il interrogera votre parcours personnel et le sens de votre engagement dans la formation et le métier.

Éducateurs et formateurs évaluent votre connaissance du métier, de la formation et du public auprès duquel vous serez amené à vous investir. Ils sont attentifs à la façon dont vous vous présentez et parlez de vos expériences. Êtes-vous capable de vous remettre en question sans toutefois vous dénigrer ; de penser en termes éducatifs ; de travailler en équipe ? Pouvez-vous donner des exemples concrets de vos capacités d’organisation et d’adaptation ?

Durant cette épreuve, restez cohérent et sincère. Adoptez une écoute active afin de répondre aux questions posées (et non aux questions que vous aimeriez que l’on vous pose !).

Si le jury estime que vous ne correspondez pas au profil du futur moniteur-éducateur ou qu’il vous manque encore un peu de maturité ou de connaissance du métier, la note de cet entretien peut, selon les écoles, être éliminatoire.

b) Les épreuves collectives

Certaines écoles organisent des épreuves collectives. Celles-ci consistent à évaluer votre capacité à travailler en équipe et à vous positionner dans un groupe. Chaque groupe est supervisé par un jury composé de plusieurs membres (éducateurs et professionnels du secteur social, formateurs, psychologue). Le jury s’intéresse à la façon dont vous prenez votre place, écoutez, faites des choix, des compromis, entrez en relation avec l’autre, etc.

Positionnez-vous de manière constructive. Faites preuve d’écoute, d’attention et de bienveillance afin de trouver votre juste place. Veillez à n’écraser personne, ni vos collègues ni vous-mêmes, à ne pas monopoliser l’espace ou la parole ni à rester trop effacé.

Ces groupes généralement composés d’une dizaine de candidats doivent répondre, en temps limité, à une consigne.

Ils peuvent ainsi débattre autour d’un thème libre ou imposé tel que : « Pourquoi travaille-t-on ? », « Quelles sont les fonctions de l’art ? », « L’illectronisme », « Pensez-vous que les migrants apportent quelque chose à la société dans laquelle ils sont accueillis ? », « Pour ou contre l’école obligatoire à 3 ans ».

Des matériaux peuvent être mis à la disposition du groupe afin que celui-ci réalise une production : collage, affiche, sculpture, modelage, etc.

Le groupe peut également être amené à mettre en place un projet, organiser un séjour, régler une problématique sociale ou éducative.

Ces épreuves de groupe sont souvent suivies d’un bref entretien individuel durant lequel vous vous exprimerez sur ce que vous avez vécu. Vous pourrez expliquer comment vous avez perçu le groupe et son fonctionnement, comment vous vous êtes positionné.

Toutes ces épreuves ne jugent en aucun cas de votre personne, mais visent à s’assurer que vous avez bien votre place en formation. Elles évitent ainsi à l’école et aux candidats, de s’engager sur une voie qui ne conviendrait ni à l’une ni aux autres. Nous vous proposons dans les pages suivantes, des conseils et des entraînements pour vous y préparer au mieux.

4) Choisir son école

Si les écoles proposent toutes le même contenu de formation, elles diffèrent par leur projet pédagogique. Combien de formations du secteur social l’école propose-t-elle ? Aurez-vous l’occasion de rencontrer des assistants sociaux, des éducateurs de jeunes enfants, des éducateurs spécialisés, des aides médico-psychologiques, des cadres du secteur ? Quels sont les effectifs de la promotion ? L’école dispose-t-elle d’un vivier de structures partenaires pour les stages ? Quelles sont les pratiques pédagogiques et les valeurs que l’école met en avant ?

Explorez les sites des différentes écoles pour les découvrir et n’hésitez pas à prendre contact pour obtenir davantage d’informations. Si vous le pouvez, rendez-vous aux journées portes ouvertes.

Vous trouverez la liste des écoles sur le site de l’ONISEP, qui en recense 82.

Attention

Certaines écoles organisent des épreuves de sélection dès le mois d’octobre.

Pensez aussi à réfléchir à la manière dont vous allez financer votre formation : aides de votre région, financement par Pôle Emploi ou dans le cadre des dispositifs de formation tout au long de la vie. Les écoles peuvent vous informer sur les financements possibles.

a) Quel coût ?

Intégrer une école de formation a un coût et il convient de se renseigner sur celui-ci avant de candidater. L’école doit vous fournir toutes les informations sur les frais de concours et de scolarité avant votre inscription et peut vous renseigner sur les possibilités de financement.

Les coûts d’inscription au concours s’échelonnent généralement entre 80 € et 250 €. Si vous êtes demandeur d’emploi, vous pouvez bénéficier de tarifs réduits.

L’année d’étude en formation initiale coûte généralement entre 500 et 800 €. Les coûts peuvent être plus importants dans certaines écoles (1 500 €/an). Vous pouvez aussi vous former par apprentissage et bénéficier ainsi d’une prise en charge des coûts de formation et d’un revenu.

Certaines régions prennent en charge le coût de la scolarité pour les élèves en formation initiale. Des financements existent pour les demandeurs d’emploi et les salariés. Les écoles pourront vous donner toutes les informations dont vous aurez besoin.

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